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LA SECU

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 17:45

L'hôpital public sur le territoire :

Depuis plus de 10ans, le secteur de la santé est engagé dans des réformes qui remettent profondément en cause le mode de financement des hôpitaux et l'organisation des soins.

Ce système inflationniste a mis des dizaines d'hôpitaux en situation de déficit. Après la loi HPST, la loi "santé" accélère les restructurations et les abandons d'activités jugées non rentables, conduisant l'hôpital public au bord de l'implosion.

Depuis le 1er juillet 2016, et sur tout le territoire, ce sont 150 GHT (groupements hospitaliers de territoire) qui, à terme, vont regrouper les quelques 2200 établissements publics sanitaires et médico-sociaux actuels.

Dans l'idée, les GHT sont censés "...permettre une meilleure organisation territoriale de l'offre hospitalière publique et garantir une égalité d'accès à des soins de qualité et de sécurité...".

Or, sur le plan national, il est prévu une réduction des sites de réanimation (de 45 sites à 34)....Notre hôpital a vu sa réanimation fermer en 2014....Dans le Var, il reste 43 lits de réanimation pour un million d'habitants...alors qu'il en faudrait 70 !

Les Maternités de proximité sont, elles aussi, concernées et le site internet "défense des maternités et hôpitaux de proximité", regroupe toutes les actions des personnels et collectivités.

Nous sommes devant une menace de recul du secteur sanitaire public dans toutes les régions.

La tarification à l'activité a emballé le système de santé et créé des conditions de concurrence entre entre les établissements, condamnés à faire toujours plus d'activité.

Dans ce contexte de la politique de l'acte qui répond à une logique financière, la souffrance des soignants est réelle car ils ont le sentiment d'une perte de sens au travail. Les conditions de travail se dégradent avec des effectifs revus à la baisse, une augmentation des maladies professionnelles et des risques de burn-out pouvant aller jusqu'au suicide.

L'hôpital public de Hyères :

Situé entre l'hôpital support (Ste Musse) et la clinique Ste Marguerite, et en raison de sa taille moyenne, l'hôpital MJ Treffot de Hyères est particulièrement sensible aux variations de fréquentation. Or, depuis janvier 2016, nous constatons un nombre de "fuites" de patients très important qui se rendent sur Toulon (Ste Musse ou St Anne) alors qu'ils relèvent du secteur géographique de Hyères.

STOPPONS L'HEMORRAGIE !!

Il faut créer une coopération entre les établissements publics et non pas une concurrence !

La solution, le principe du respect de le "gradation" du recours aux soins :

  • NIVEAU 3 : le CHU (Marseille ou Nice)
  • NIVEAU 2 : l'hôpital support (Ste Musse) ou l'établissement associé (St Anne)
  • NIVEAU 1 : l'hôpital de proximité comme le centre hospitalier de Hyères

L'hôpital de Hyères doit davantage promouvoir ses activités afin qu'il conserve sa fonction de niveau 1, et, parmi les solutions qui lui feront conserver sa vraie place, celle du "partage" des médecins intervenant sur plusieurs sites.

Quelles sont les nouvelles activités proposées à l'hôpital de Hyères ?

Depuis le 1er janvier, au sein des consultations externes de l'hôpital de Hyères de nouvelles disciplines se sont organisées avec des Médecins Internistes, des médecins Vasculaires, un chirurgien Vasculaire et un troisième ophtalmologiste

La Maternité et ses naissances "en douceur" avec un projet innovant, porté par les Sages-Femmes et soutenu par la Direction.

La Pédiatrie, et la création d'une filière d'urgence spécifique depuis le mois de septembre, permettant la prise en charge rapide des enfants.

C'est par l'action de chacun d'entre nous, auprès de notre entourage mais aussi auprès de nos médecins de ville, que nous devrons faire comprendre qu'il faut se rendre dans les hôpitaux de proximité sinon, ils ne résisteront pas.

 

 

 

 

 

15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 11:28

La CGT tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l'ensemble des familles touchées par l'attentat survenu à Nice dans la nuit du 14 au 15 juillet.

Elle tient également à saluer le formidable élan de solidarité de l'ensemble des agents des services publics et, particulièrement, celui des personnels de santé qui n'ont pas attendu le plan blanc pour se mettre à disposition.

Alors que le pays est à nouveau endeuillé par un acte de violence extrême, les militants et les syndiqués de la CGT tiennent à affirmer que les valeurs essentielles de notre démocratie et de notre République doivent être défendues au quotidien.

Alors que notre société vit une crise économique et sociale terrible, les valeurs de solidarité, de paix et de fraternité doivent être réaffirmées plus que jamais.

Face à ces actes criminels, toute tentative d'opposition de salariés ou de citoyens doit être condamnée.

Montreuil, le 15 juillet 2016

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 15:47

La révolution du système de santé est en marche et, après les "mariages forcés" de tous les établissements publics pour le 1er juillet 2016, vont commencer les "grandes manoeuvres" autour des projets médicaux de territoire avec une réorganisation de l'offre de soins au service de l'Economie.

Les conséquences sont évidentes : une augmentation des restructurations hospitalières et le maintien de certaines activités selon leur degré de "rentabilité". La création de pôles inter-hospitaliers obligera les personnels médicaux et non médicaux à la mobilité. Nous dénonçons dans la Convention Constitutive, un projet en "millefeuille" qui éloigne toutes les prises de décisions majeures concernant l'avenir de nos établissements et donc de nos emplois.

Pour le département du Var : Hier les fermetures du laboratoire et de la maternité et chirurgie de l'hôpital de la Seyne, et du laboratoire de l'hôpital Renée Sabran ; Aujourd'hui, la menace de fermeture du service de réanimation de l'hôpital de Draguignan et la menace de fermeture des activités de chirurgie sur l'hôpital de Brignoles.

Pour le Centre Hospitalier de Hyères : la fermeture de la réanimation (10 lits) en 2015, le transfert de la cuisine prévu à octobre 2016, la fermeture du laboratoire pour début 2017, la menace sur l'activité de chirurgie en hospitalisation, les regroupements d'activités logistiques, techniques, médico-techniques...

Au final cette stratégie a pour but la réduction des dépenses de santé et de personnels, et va éloigner les structures de santé. Des secteurs géographiques seront ainsi délaissés par le secteur public et créeront des conditions d'inégalités d'accès aux soins.

Au final les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) vont entrainer une fermeture de lits dans les établissements publics à hauteur de 15 960 lits de Médecine et de Chirurgie sur tout le Territoire, dont 980 lits en région PACA, entre 2015 et 2017 dans le cadre du Plan Triennal

La CGT Santé du Var a rejeté unanimement ce projet de Convention.

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:46

Passée en force par le 49-3 à l'Assemblée Nationale (comme la loi Macron 1), le Sénat supprime aujourd'hui la norme des 35hrs, ce qui n'est pas pour apaiser le climat social.

Depuis le mois de mars 2016, la CGT exige le retrait de ce projet de loi au profit d'un code du travail moderne et protecteur pour toutes et tous.

Le gouvernement avait retiré plusieurs dispositions avant la présentation au Sénat, or ce 28 juin, les sénateurs ont voté un texte largement remanié :

- Article 2 : inversion de la hiérarchie des normes avec des accords locaux d'entreprises moins favorables que les accords fixés par la Loi

- suppression de la notion de "durée légale du travail" par "durée de référence" qui serait fixée par accord d'entreprise...c'est la fin de la norme des 35h avec des semaines jusqu'à 60hrs, sur des cycles plus longs, des journées de 10 à 12 hrs sans nécessité de dérogation, un décompte du temps de travail calculé sur trois ans, un taux horaire des heures supplémentaires revu à la baisse...

- Article 3 : la loi ne prévoit plus de la possibilité de rémunérer les temps de pause et de restauration, la pause d'habillage/déshabillage...

- Fin de l'obligation pour les employeurs de signer des contrats d'au moins 24hrs avec leurs salariés à temps partiel

- licenciements abusifs : pleins pouvoirs pour les employeurs, pas besoin de motifs, des indemnités forfaitaires ridicules..

- C'est la fin de l'obligation d'organiser des élections de délégués du personnel pour une entreprise de 20 salariés (contre 11 aujourd'hui)

- Suppression de l'obligation des CHSCT (Comité d'Hygiène et de Sécurité et des Conditions de Travail) dans les entreprises de moins de 100 personnes (au lieu de 50 aujourd'hui)

- les Astreintes : avec le repos obligatoire, les délais de programmation...

Sans oublier le texte initial comme le référendum d'entreprise : afin de contourner la négociation syndicale en utilisant le chantage à l'argent et à l'emploi pour obtenir l'accord des salariés à la majorité des suffrages exprimés...

Ce projet de loi comporte une centaine de pages, a été remanié à la fois par le gouvernement, l'Assemblée Nationale et aujourd'hui par le Sénat. Sa lisibilité est plus que jamais trouble et complexe.

Retour maintenant à l'Assemblée Nationale pour un dernier vote avec la possibilité d'un nouveau 49-3.

La CGT, ainsi que les organisations syndicales FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl ont décidé d'une nouvelle journée de protestation ce mardi 5 juillet 2016.

Nos revendications : Nous devons gagner des droits nouveaux et permettre à tous les salariés de bénéficier d'un même Code du Travail, que l'on soit salarié d'une grande entreprise, d'une TPE ou de l'artisanat.

Gagner des droits nouveaux c'est aussi revendiquer, proposer et négocier dans chaque entreprise, sur les salaires, les conditions de travail, le temps de travail, à partir d'un socle commun de droits : le Code du Travail.

Les "votations citoyennes" continuent jusqu'au 5 juillet pour demander :

- le retrait du projet de loi travail

- pour obtenir des droirts nouveaux pour les salariés, les jeunes, les privés d'emplois et les retraités.

Vous pouvez voter sur le site CGT "votations citoyennes", merci de vos soutiens !!

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:51

Le dernière décennie est celle d'une attaque sans précédent contre le Code du Travail, permettant la remise en cause des droits, conventions et accords à la seule initiative de l'employeur.

Tout cela a été fait "au nom de l'emploi", "au nom des entreprises", puis à partir de 2008-2009 pour lutter "contre la crise". Le chômage s'est aggravé, les grandes entreprises se sont enrichies et la crise s'est amplifiée avec son cortège d'inégalités et de misère. Pendant 10 ans il a été prouvé que tous les efforts de casse du Code du Travail allaient de pair avec une augmentation massive du chômage et de la précarité.

Petit rappel historique : Le Code du Travail fut créé en 1910 suite à la catastrophe de Courrières de 1906 : 1099 morts et une gestion catastrophique de cette crise provoquant un mouvement social qui débouche sur la création d'un ministère du Travail séparé du ministère de l'Economie, pour empêcher que la productivité, la rentabilité et les exigences de l'économie ne prennent le pas sur le droit du travail.

Aujourd'hui ce ne sont plus les coups de grisou qui tuent, c'est bien pire encore, ce sont les AVC (accidents vasculaires cérébraux), 250 000 par an dont la moitié sont liés au travail, 500 accidents mortels au travail chaque année, 700 suicides liés au travail, 4500 handicapés du travail, 650 000 accidents du travail avec arrêts et des dizaines de milliers de maladies professionnelles.

Le Code du Travail créé en 1910 a été construit tout au long d'un siècle de luttes sociales, de lois et de conventions et voilà qu'aujourd'hui il est désormais battu en brèche par un gouvernement de Gauche !!

2015 et la loi Macron 1 : très complexe et pratiquement illisible mais malgré tout il suffit d'en lire le titre et les sous-titres : "loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" ..voilà qui ne concerne que les entreprises.

Ou encore : "libéraliser l'activité", "simplifier", "alléger les obligations des entreprises", "faciliter la vie de l'entreprise", "assurer la continuité de la vie des entreprises", "travailler".... Ils résument bien la loi Macron, tous les droits pour les employeurs, un seul devoir pour les salariés, celui de travailler...

Une des techniques secrètes de la propagande, reprise en boucle par les grands médias, a consisté à cacher l'essentiel des mesures derrière la question du travail du dimanche.....Une tactique très habile car la question divise car beaucoup de personnes sont "pour" le travail du dimanche...des autres !

Il n'a pas été difficile de faire diversion : il a été prétendu que ce serait "sur la base du volontariat", et que ce serait l'occasion de "majorations de salaires"....il ne restait plus qu'à minorer les conséquences sociales de la fin du repos dominical en vigueur depuis 1906, et de la présenter comme une "modernité", voire un progrès !

Malgré une contestation nationale, le gouvernement a passé la loi de 2015 en force par le 49-3 et personne ne l'a donc votée. Les patrons ont encaissé environ 41 milliards de crédit d'impôts qui leurs étaient offerts mais n'ont rien donné en retour : ils ont profité, spéculé, augmenté leurs marges, mais n'ont ni embauché, ni investi. Les grandes entreprises françaises siphonnent toutes les aides des PMI-PME car elles sous-traitent à 80% et n'ont aucune envie de faire reculer le chômage et se concentrent sur les fruits de leurs rentes en attendant plus de cadeaux avec le retour de la Droite au pouvoir !

C'est la stratégie du choc, chaque coup porté étant suivi d'une nouvelle exigence puis d'un autre coup pour provoquer la sidération et l'impuissance des salariés et des syndicats.

11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:51
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Définition du dictionnaire : TRAVAIL : Activité humaine de production de biens et/ou de services en échange d'un salaire. Activité régie par le Code du Travail.

Chacun de nous met une partie de lui-même dans son travail et c'est ce qui en fait sa richesse et sa diversité. Le document qui suit est une réflexion sur ce que contient ce mot travail,ce qu'il induit au quotidien tant dans sa diversité de situations mais aussi dans sa diversité de personnalités. Retrouver une logique de sens au travail collectif c'est écouter, comprendre et tolérer mais c'est aussi exiger le respect de chacun et l'équité pour tous. Nous espérons ouvrir un débat constructif et vos idées et remarques sont les bienvenues... Bonne lecture !

Plusieurs chapitres :

  1. la charge de travail
  2. la gestion du temps de travail
  3. le temps de travail
  4. la lutte contre l'absentéisme
  5. l'évaluation des risques professionnels

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  1. LA CHARGE DE TRAVAIL : C'est la combinaison de 3 volets

- la charge mentale : C'est le volume d'informations à retenir au cours de la journée de travail avec la capacité à gérer le flux et à maintenir des capacités psychiques et mentales tout au long du poste, c'est une compétence qui s'acquiert par l'expérience. Les interruptions, suivant leurs nature, n'auront pas le même effet sur les tâches effectuées, mais la répétition de ces interruptions impactent le travail et, dans le temps, il devient de plus en plus délicat de mémoriser simultanément les informations données, d'où un risque d'oublier une des tâches en cours : la peur de l'oubli existe et pèse sur le psychique des agents

- la charge émotionnelle : c'est la relation au patient, difficile à quantifier et totalement subjective. C'est la capacité à gérer les comportements (familles, patients..), c'est l'impact sur la vie personnelle car on est beaucoup moins tolérant une fois rentré à la maison, c'est la capacité à supporter les agressions verbales ou physiques, c'est aussi la reconnaissance du travail et le soutien apporté par l'entourage professionnel (l'entraide) : lorsque cette entraide n'est pas effectuée, les soignants en souffrent psychiquement. Si la charge de travail augmente, il y a souffrance du soignant de l'incapacité à donner plus de temps à l'écoute et aux soins avec une perte de sens au travail (source de pénibilité).

- la charge technique : elle concerne le nombre de patients en charge et leurs caractéristiques(âge, dépendance, pathologies..), c'est la relation entre le nombre de patients et le nombre d'agents pour s'en occuper, ce sont les moyens matériels mis à disposition, ce sont les soins, transcriptions, surveillances, c'est le soutien psychologique apporté aux patients et aux familles, le nombre de nursings, le nombre de brancardages (entrées, sorties, transferts...), le nettoyage des locaux et du matériel, les commandes de matériel, rangements, inventaires.....

CONCLUSION : Il est indispensable pour les agents de travailler sur la base d'une entraide car seule la régulation collective permet de répartir la charge de travail entre les agents.

2. LA GESTION DU TEMPS DE TRAVAIL : elle comprend l'organisation annuelle (ou cyclique) et l'organisation journalière. Il y a 5 principes dans la gestion du temps de travail :

- Nécessité d'une adéquation besoins/moyens : ne pas être en "tension" à certains moments et en effectif trop nombreux à d'autres

- Anticipation : la construction des cycles doit se faire sur la base de l'appréciation la plus précise des effectifs réels et raisonner en terme d'effectifs disponibles plutôt qu'en terme d'effectifs théoriques. Elle implique un travail conjoint de tous les acteurs (Directions, médecins, partenaires sociaux et équipes)

- Ajustement du cycle de travail et de la nature de l'activité du service : cela va induire de réfléchir à une variété de cycles et horaires de travail en fonction du caractère programmable (services de moyens séjours) ou imprévisible (urgences) de l'activité et de la pénibilité physique de l'activité.

- La régularité des plannings : C'est l'élément essentiel, indispensable à la bonne marche des services car l'irrégularité mène au développement de l'absentéisme, à l'usure professionnelle et à un sentiment de charge élevée, à une augmentation des accidents du travail, à des tensions dans l'équipe (agents de "bonne volonté"/agents refusant de remplacer de manière inopinée), à une perte d'attractivité, à des difficultés lourdes d'organisation de la vie hors travail, à la montée du sentiment perpétuel d'urgence. La lutte contre la perturbation des cycles programmés doit être considérée comme prioritaire (quantifier le nombre mensuel de rappels inopinés et identifier les temps de repos suffisants)

- L'organisation du lien entre offre et demande : pour fidéliser le personnel, il faut prendre en compte leurs attentes et leurs besoins, néanmoins la condition première est une réelle régularité des plannings et une recherche de qualité de vie au travail. Une triple réflexion est nécessaire : sur la variété des temps et des cycles de travail qui répondent à une variété d'attente des personnels, sur la gestion des "trajectoires" car avec la réforme des retraites, la question sur l'avancée en âge dans les métiers doit se poser avec la gestion de la seconde partie de carrière, enfin sur des "passerelles" avec des règles de mobilité assouplies au sein de l'établissement mais aussi entre les différentes fonctions publiques

CONCLUSION : il faut passer d'une logique de court terme de "proposition de poste" à une logique de long terme de "proposition de trajectoire" pour les agents

3. LE TEMPS DE TRAVAIL : de nombreux horaires sont en place et nous avons essayé de dresser une liste des attentes du personnel mais aussi de leurs contraintes et des conséquences et impact sur leur santé et leur vie au quotidien. certains personnels ont des RTT, d'autres non, certains ont des horaires en "coupé", certains sont en 12h et enfin certains sont de nuit. (Cette liste n'est pas limitative et nous vous invitons à nous faire remonter vos remarques). Pour certains la "grande semaine" donne l'impression de ne faire que travailler et rien d'autre (vie sociale décalée) et le jour de repos saute au profit du temps personnel avec une fatigue qui s'accumule. Il y a une vraie volonté de conserver une période de RTT à poser avec la "nécessité d'un assouplissement de la pose des congés annuels fractionnés en davantage de périodes qu'actuellement". La crainte du "planning au mois",avec la nécessité d'organiser les vies en dehors du travail (gardes d'enfants, crèches, gardes alternées...).

Les horaires atypiques : Le travail de nuit doit rester un choix car il comporte à lui seul des risques pour la santé avec des troubles du sommeil et de la vigilance(c'est le "crédit de sommeil"), des troubles digestifs, une prise de poids, une augmentation du risque de dépression et d'anxiété, des risques d'accidents de trajets (surtout si l'agent réside loin), par contre, cet horaire permet à ces agents de bénéficier d'un temps de vie sociale et familiale important et les trajets se font à des heures où le trafic routier est fluide.

Le travail en 12h comporte aussi de nombreux risques car augmenter le temps de travail c'est augmenter le temps où le corps doit être en "vigilance", augmenter les déplacements, augmenter les brancardages et augmenter les sollicitations mentales. Le gain de la semaine non travaillée n'est pas une semaine de congé mais une semaine de repos pour compenser la fatigue accumulée. Pour la nuit en commençant à 19h, les soignants se retrouvent dans un trafic routier dense (augmentation du temps de trajet) et travailler en 12h ne permet pas d'être en pleine possession de ses moyens tout au long de son travail. L'impact sur "l'efficience" (capacité d'un individu à obtenir un travail performant pour une tâche donnée) est important avec une érosion biologique liée à la longueur de la journée de travail(mais aussi avec l'avancée dans le temps). Parce qu'il est difficile de répéter des gestes avec la même dextérité alors que la fatigue s'installe, et mobiliser ses connaissances sur une durée aussi longue est un travail coûteux pour l'agent qui se fait au détriment de sa santé physique et psychique (pour l'équipe de nuit aux urgences, la fin de poste, de 6h à 7h, correspond à l'heure de l'afflux des usagers, de même pour l'équipe de jour, de 18h à 19h où il y a "pic d'activité" et où il faut puiser dans ses ressources physique et psychologiques). Le travail en état de fatigue est un facteur d'augmentation de la probabilité de survenue d'un accident du travail avec la diminution de la vigilance et une augmentation du risque d'AES, avec la diminution des ressources physiques et l'augmentation de la probabilité de TMS et de pathologies lombaires. L'irritabilité croît en parallèle de la fatigue physique, il y a augmentation du risque d'erreur (ralentissement des fonctions cognitives équivalents à une alcoolémie de 0.50g/l pour 17h de veille et ce risque est plus accentué la nuit ou après 40 ans). Enfin une augmentation du stress au travail lié à la crainte de faire une erreur notamment avec la baisse de la vigilance et de l'efficience sur des postes longs.

CONCLUSION : Nos horaires de travail induisent des "contraintes au travail" qui ne doivent pas devenir des "risques au travail". Les horaires atypiques doivent faire l'objet d'une réflexion collective mais aussi et surtout, d'une période d'essai obligatoire.

4. LA LUTTE CONTRE L'ABSENTEISME : De nombreux facteurs semblent jouer un rôle dans l'absentéisme et doivent être pris en compte: une perte de sens au travail (pourquoi je travaille), une fatigue et une usure du corps (avec l'avancée en âge dans les métiers pénibles), un sentiment de manque de reconnaissance de ses efforts, un manque de lisibilité sur l'avenir (sentiment qu'aucun changement ne pourra se faire, découragement à continuer), un effectif insuffisant face à une organisation de travail intenable, une "rigidité" qui ne permet pas à l'agent de changer rapidement de poste s'il le demande (hormis pour raison de santé), une mise systématique sur un poste de "pool" (ce fonctionnement amène les agents à se forcer à continuer dans leurs postes avec une conséquence certaine sur leur mental et/ou leur physique), un conflit au travail et un isolement qui s'installe au quotidien (RPS).

CONCLUSION : une augmentation du taux d'absentéisme est une alerte et une augmentation des arrêts de courte durée peut-être le signe d'une dégradation des conditions de travail.

L'absentéisme a un coût certain pour l'établissement mais surtout un coût sur les conditions de travail des agents et donc sur leur santé.

5. EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS : Il y a une obligation de prévention

- Obligation pour l'employeur : Art.R4121-2 : mise à jour du Document Unique d'Evaluation des Risques Professionnels (DUERP) une fois par an ou en cas de décisions modifiant les conditions de travail et/ou de sécurité

- Obligation de l'implication du Médecin du travail en cas de projet important modifiant les conditions de travail (Art.R4623-1)"le médecin du travail est le conseiller de l'employeur, des travailleurs, des représentants du personnel et des services sociaux en ce qui concerne notamment : l'amélioration des conditions de vie au travail dans l'entreprise, l'adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la physiologie humaine"

- Art.L2122-38 : "le médecin du travail est consulté avant toute décision importante relative à la mise en place ou à la modification de l'organisation du travail de nuit"

- Art.L4121-1 : mise en place des moyens et organisations adaptés et tendre à améliorer les situations existantes

- Art.L4121-2 : principes généraux de prévention : éviter les risques, combattre les risques à la source, adapter le travail à l'homme

CONCLUSION GENERALE :

Le travail change, les exigences des métiers aussi et nous devons travailler plus longtemps : nous devons veiller à nos conditions de travail et au respect de la règlementation mais aussi et surtout, réfléchir collectivement pour proposer des idées et des solutions.

A bientôt !

Le bureau CGT

23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 11:44

Le dimanche 22 septembre, un accident a lieu à quelques centaines de mètres du Centre Hospitalier de Hyères, un chirurgien orthopédiste de l’hôpital s’arrête, les secours sont prévenus. Au vu de l’état des victimes, le chirurgien de garde se rend à l’hôpital pour pouvoir les accueillir. Une heure après n’ayant pas de nouvelle des blessés, il contacte le service des urgences de l’hôpital pour avoir des informations. On lui répond qu’ils n’ont reçu aucun blessé pour l’accident, que le SAMU les a fait transférer sur Toulon. Le chirurgien contacte le SAMU où il lui est répondu que l’hôpital de Hyères n’ayant pas de chirurgien orthopédiste de garde, les blessés ont été transférés sur Toulon !

Une personne se blesse à domicile à La Farlède, transportée dans un premier temps à l’hôpital de Toulon, elle sera ensuite transférée sur une clinique privée de l’aire toulonnaise sans qu’elle le demande or que le Centre Hospitalier de Hyères a des places en chirurgie orthopédique.

Au cours de l’été, l’ARS PACA a autorisé l’ouverture de six lits de réanimation sur l’agglomération Toulonnaise sans respecter le plan régional santé 2012-2016 conduisant à la fermeture de 4 lits de réanimation sur l’hôpital de Hyères !

Depuis plusieurs mois, le Centre Hospitalier de Hyères est l’objet d’un audit. Dans un premier temps, l’audit concluait que l’activité du centre Hospitalier avait toute sa place pour répondre aux besoins de la population de Hyères et des communes limitrophes, que ses services d’hospitalisation fonctionnaient bien, que sa maternité était à la pointe et pour répondre aux besoins de la population, il fallait renforcer l’activité chirurgicale.

Aujourd’hui, cet audit se traduit par la fermeture de la réanimation, la fermeture d’un service d’hospitalisation et surtout par une baisse des effectifs en personnel soignant. Ainsi plus de 40 postes d’infirmiers en soins généraux et spécialisés, d’aides-soignants, de secrétaires médicales seraient supprimés, une salle du bloc opératoire fermée,... réduisant ainsi la capacité d’accueil et de soins du Centre Hospitalier.

A l’heure où l’accès aux soins est devenu difficile pour le plus grand nombre, il est inadmissible de réduire les capacités d’un hôpital ou de concourir à sa désertification!

En 2009, des milliers de signatures avaient été recueillies dans les quartiers, sur les marchés pour exiger le maintien de l’hôpital avec toutes ses activités. Le Conseil de Surveillance s’est opposé avec fermeté contre toute fusion ou transfert d’activités vers le Centre Hospitalier de Toulon.

Le syndicat CGT du Centre Hospitalier de Hyères en appelle à la population pour soutenir la mobilisation du personnel contre la destruction des emplois et des services, pour le maintien et le développement d’une activité hospitalière accessible à tous sur le territoire Hyèrois.

14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 09:16

Le Mardi 15 octobre, toutes les raisons d’agir !

Les annonces du Gouvernement pour " financer les retraites sont antisociales et injustes.

• Anti jeunes : Par l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans à partir de 2020. La jeunesse, aujourd’hui, confrontée au chômage devrait donc aussi renoncer à une retraite de qualité demain.

• Contre le pouvoir d’achat des salariés : Alors que le pouvoir d’achat des salariés ne cesse de diminuer, contrairement aux profits des patrons, le taux d’augmentation des cotisations serait le même que l’on soit salarié ou patron !

• Les retraités mis une nouvelle fois à contribution : Après la contribution sociale à l’autonomie, c’est le passage du 1er avril au 1er octobre de la revalorisation des pensions

Sur notre hôpital, le plan de redressement envisagé par la direction doit prendre en compte l’intervention des personnels.

  • Plusieurs centaines d’agents ont signé la pétition « Pas un poste, pas un emploi supprimé. Pas un contractuel remercié »
  • Le Comité technique d’Etablissement a été reporté au 4 novembre : « Compte tenu de votre remarque justifiée pour vous adresser un document concernant le plan de redressement dans les délais prévus dans les textes réglementaires, le CTE du 22 octobre est reporté au 4 novembre, ce qui nous permettra de respecter les délais et de faire le CTE après les vacances scolaires d'octobre. Par ailleurs, compte tenu de ce que je vous ai écrit , la réunion de présentation du 24 octobre est annulée; elle sera reprogrammée après le passage du document aux instances, donc courant novembre, date à fixer avec le consultant. L'ordre du jour du CTE du 16 octobre sera respecté. »

Nous appelons tous les agents à manifester leur opposition à tout plan de redressement qui mettrait en cause des emplois :

Mardi 15 octobre à 14h00 devant l’entrée de l’hôpital pour la remise des pétitions au directeur

La CGT a déposé une heure d’information syndicale de 13h30 à 14h30 pour le 15 octobre

et un préavis de grève pour la journée.

7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:13

Sur les six premiers mois de l’année 2013, les dépenses en personnel titulaires et stagiaires ont diminué de 1.11 %, celles des agents contractuels en CDI ont diminué de 0.66%. Depuis 2009, ces dépenses n’ont augmenté que de 2.7 %. Ce qui compte tenu des reclassements des infirmiers et de nombreuses catégories professionnelles intervenues depuis 2010, des avancements indiciaires, de l’augmentation du salaire minimum de 7 % sur la même période, prouvent que les dépenses en personnel sont en nette diminution. Sur la même période, les versements de l’assurance maladie pour l’hôpital ont augmenté de plus de 14 % !

Courriel du directeur en date du 4 octobre en réponse aux demandes de notre syndicat :

La présentation du plan de redressement sera fait en amphi de l'IFSI le 24 octobre à 14h30.
La présentation sera faite devant tout le personnel qui désire participer.
Le message sera envoyé le 11/10 dans l'après midi.
Le 11 est un directoire où seuls les membres du directoire siègent et décident.
Nous aurons un CTE le 16/10 où nous pourrons présenter le plan dans ses grandes
lignes.

Si le personnel ne se mobilise pas et n’intervient pas, tout sera décidé sans eux, la direction se contentera de présenter le plan de redressement sans possibilité de négociations !

Réponse de la CGT au courriel du directeur :

Si nous comprenons bien, il n'est pas prévu de négocier sur les décisions du directoire et surtout sur le plan de redressement. Non seulement, nous n'avons eu aucun des documents demandés depuis juillet mais vous confirmez ainsi votre volonté de mettre le personnel et ses représentants devant le fait accompli. Ce n'est pas notre conception du dialogue social et nous demandons que la porte du dialogue ne soit pas fermée pour que l'expression du personnel et de leurs représentants soit prise en compte.

Courriel du directeur du 7 octobre

Je n'ai pas pu vous répondre vendredi car j'étais pris.
Je tiens à vous dire que le Directoire de vendredi ne peut rien décider étant donné que les décrets du 20/9/2013 élargit les compétences du CTE et de la CME et donc décrète que le CTE et la CME sont consultés sur le plan de redressement mentionné à l'article L. 6143-3 donc celui négocié avec l'ARS. Donc, comme l'ARS nous laisse pour l'instant naviguer seul, je pense qu'il nous faut respecter ces décrets d'application immédiate.
En conséquence, le directoire écoutera (et je vais voir si je peux en faire un élargi) et le processus de consultation sera lancé. Ce n'est qu'après la consultation des instances que le directoire pourra prendre une décision sur ce plan et sur l'engagement auprès de l'ARS.
J'espère ainsi vous avoir démontré que je ne fais pas fi du dialogue soc
ial.

Continuons de signer et de faire signer la pétition :

« Pas un poste, pas un emploi supprimé. Pas un contractuel remercié »

26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 15:04

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