DEFICIT DE L'HOPITAL
Publié le 27 Octobre 2006
Défaut de financement de l’hôpital
« Déficit », quelle vérité ?
Si les directions changent, les déficits restent et personne dans le navire ne sait comment éviter l’iceberg.
Certains officiers ont déjà quitté la galère, d’autres s’apprêtent à les rejoindre pendant que l’immense majorité du personnel continue à se débattre avec les moyens du bord.
Le trou budgétaire de plusieurs millions d’€uros de l’hôpital, est créé par la seule volonté gouvernementale de sous financer l’hôpital public. Par exemple,en 2005, une décision unilatérale de l’Etat de dévaloriser de 1.37% les recettes liées à l’activité a coûté 466 791 €, le forfait urgence a diminué de 311 140 €, le non financement du smur du Lavandou c’est 54 000 € en moins, etc... En 2006, les nouvelles règles pour la vente de médicaments ont amputé le budget de 600 000 €.
Aujourd’hui, nous ne connaissons toujours pas les mesures que comptent prendre l’Etat pour sauver l’hôpital ! Sinon que l’Agence Régionale d’Hospitalisation pense que le plan de redressement n’est pas suffisant et qu’il faut diminuer encore plus les dépenses en personnel ! Les discussions sont en cours avec l’actuelle direction.
Qu’en pensez-vous ?
La baisse des effectifs

16.33 postes de titulaires seront supprimés et compensés en partie par la
précarisation de l’emploi avec la création de 6.34 postes CDI pour aboutir aux dix emplois
annoncés.
Mais en Equivalent Temps Plein,
la situation est beaucoup plus préoccupante puisque 19.19 ETP titulaires
et 0.94 ETP contractuels seront supprimés, soit 20.15 emplois .
Le personnel soignant du Long Séjour et de la maison de retraite est fortement précarisé avec la perte de 2.08 postes de titulaires pour la création de 6.42 postes de contractuels, les contractuels représenteront près de 31 % des agents (contre 24 % en 2005)
Les pertes d’emplois

Au cours du CTE du 2 mai, la direction s’était engagée à ce qu’il n’y ait aucun licenciement brut. Par contre, les départs à la retraite ne seront pas remplacés et nous n’avons aucune garantie. Le budget de l’hôpital manquera encore de plus de 3 400 000 €uros de financement même après le plan de redressement.

De 2005 à 2006, une augmentation de 664 609 €uros des charges de personnel a conduit à la perte de 20.15 emplois en temps plein. Or à partir de 2007, le retour à l’équilibre financier de l’hôpital se base sur la réduction puis la stagnation des dépenses pour le personnel. Chaque augmentation salariale de la fonction publique, chaque promotion, chaque heure supplémentaire devra se traduire sans affecter les dépenses globales en personnel de l’hôpital.
A chaque centime de plus sur notre feuille de paie correspondra de la perte d’emploi.
Le bilan comptable de l’hôpital ne sera excédentaire en 2012 que si les dépenses en personnel de l’hôpital baissent puis stagnent !