Et si on parlait des salaires !

Publié le 26 Octobre 2006

Et si on parlait des salaires !

* avec l'aimable autorisation de l'auteur

Une large partie d’entre nous ne dispose pas des revenus nécessaires à une vie décente. Depuis trop longtemps les salaires ont décroché par rapport à l’augmentation de la productivité, par rapport aux revenus financiers. Nos salaires se rapprochent de plus en plus d’un SMIC misérable !

En 1990, le salaire d’une infirmière débutante correspondait à plus d’une fois et demi le smic, aujourd’hui  il n’est plus qu’à 1,2. Et le constat est pire pour les agents en catégorie C !

Comment faire face aux augmentations constantes des frais de transport, de dépenses de logement, d’impôts locaux, de celles liées au chauffage, aux études ou à la santé etc... Elles s’accumulent au point que le pouvoir d’achat se réduit pour l’immense majorité d’entre nous. Quelques exemples ; transports + 4.1 %, loyers + 4.6%, fioul + 10%, appartements + 14%, carburants + 15%, fruits et légumes +17.3%, gaz + 23.5%



Et pendant ce temps là les grands patrons du CAC 40 se portent bien !

Alors que le revenu brut disponible des ménages n’a augmenté que de 0,3% en 2003 et que l’inflation progressait de 2,1%, la cure d’austérité n’est pas la même pour tous. Pour l’année 2004, les 40 patrons du CAC 40 se sont octroyés des augmentations en progression de 9,8% et une rémunération annuelle moyenne de 2,2 millions d’euros. Le pompon revient à Jean-Philippe Thierry (AGF) qui s’est payé une augmentation de 80,3%, puis à Guy Dollé (Arcellor) avec + 61,4%, Jean-René Fourtou (Vivendi Universal) + 53%. Le patron le plus détrousseur est celui de l’Oréal qui empoche 6,6 millions d’euros, et dont la fortune est évaluée à 55,5 millions d’euros.

-  Owen-Jones (L’Oréal) : 6,6 millions d’euros (+0,3%)
-  Fourtou (Vivendi Universal) : 3,5 millions d’euros (+53%)
-  Lévy (Publicis) : 3,2 millions d’euros (+46%)
-  Tchuruk (Alcatel) : 2,8% millions d’euros (+23,6%)
-  de Casties (Axa) : 3 millions d’euros (+21%)
-  Dehecq (Sanofi) : 2,7 millions d’euros (+30,5%)
-  Beffa (Saint-gabain) : 2,2 millions d’euros (+8,1%)
-  Prot (BNP-Paribas) : 2,2 millions d’euros (+31,2%)
-  Lagardère (Lagardère) : 2 millions d’euros (+44,5%)
-  Thierry (AGF) : 1,6 millions d’euros (+80,3%)
-  Dollé (Arcellor) : 1,3 millions d’euros (+61,4%)
-  Laurent (Crédit agricole) : 1,2 millions d’euros (+9,5%)

Ces chiffres laissent songeur quand on sait qu’une étude, publiée par le CERC, montre que le niveau de vie des ménages s’est effondré en 20 ans, et qu’il est comparable à ce qu’il était il y a un demi siècle.


*avec l'aimable autorisation de l'auteur

Rédigé par cgt

Publié dans #ACTUALITES

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