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LA SECU

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:03

 

          Objet : Avis de tempête sociale pour sauver nos retraites

 

                                           

 

              Le 1er mai, une journée pour changer l’avenir...... L’avenir des retraites : un choix de société

 


        Emploi, conditions de travail, niveau de salaire, ont des conséquences directes sur les équilibres des régimes de retraite et sur le niveau des pensions.

        La concertation qui s’engage sur une « réforme des retraites » suscite une légitime inquiétude chez les salariés.     Elle doit garantir la pérennité du système par répartition en assurant son financement et en corrigeant les inégalités. Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition.

Les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant : ceci n’est pas acceptable.

Les organisations syndicales du Var : CFDT, CGT, FSU, UNSA, Solidaires n’accepteront pas un passage en force.

Elles appellent tous les salariés, retraités et privés d’emploi à manifester

                              le samedi 1er Mai 2010

                Toulon : 10 H. 00 - Place de la Liberté



        Pour l’emploi dans les hôpitaux, il est nécessaire de créer 100 000 emplois rapidement pour pouvoir faire face aux missions de service public. Il est urgent de stopper toutes les suppressions d‘emplois en cours, conséquence directe de la mise en œuvre de la loi HPST. Un large débat citoyen est nécessaire pour envisager l’avenir de notre système de santé. Dans l’action sociale, l’emploi est de plus en plus souvent mis à mal, de nombreuses structures ferment dans le cadre de réorganisation ou de difficulté de financement. Devant la situation sociale aggravée par la crise, des milliers d’emplois seraient nécessaires dans le secteur de l’action sociale pour résoudre les besoins des usagers. En ce qui concerne les maisons de retraites combien de temps, encore, allons-nous continuer à accepter que les personnes âgées soient pris en charge par le taux d’encadrement en personnel le plus bas d’Europe ? Des dizaines de milliers d’emplois seraient utiles et pourrait rapidement être créer. Des emplois qualifiés, et mieux reconnus, sont indispensables dans nos établissements.

Pour les salaires, il y a urgence à ouvrir des négociations dans tous les établissements du privé , afin de briser les habitudes de non progression de ces dernières années. Les salariés du secteur de la santé, du social et du médicosocial ont droit à une vie décente en dehors du travail, qui passe par des augmentations de salaires conséquentes, et déjà 16% pour rattraper les pertes des dernières années. Dans le public, l’urgence est d’augmenter le point d’indice de 10%, pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat depuis 2000. Il est urgent de rouvrir des négociations pour mieux reconnaître les qualifications. En effet, il est inadmissible que les personnels hautement qualifiés de nos secteurs soient payés au SMIC ou très légèrement au dessus. Ces augmentations permettraient de financer les systèmes solidaires, comme la Sécurité Sociale et les retraites. Revendiquer des augmentations de salaires, c’est mieux vivre aujourd’hui et demain au quotidien ! C’est aussi garantir des moyens supplémentaires pour les services publics et nos systèmes de retraite

        Reconnaître la pénibilité du travail : Par un chantage scandaleux au nom de la reconnaissance justifiée de la qualification Bac + 3, le gouvernement remet en cause la reconnaissance de la pénibilité pour les infirmières, les kinésithérapeutes, les manipulateurs radio et les assistantes sociales du secteur public. Ces paramédicaux vont perdre le bénéfice du départ en retraite anticipée à 55 ans. Pourtant, ce n’est que justice sociale de maintenir cette reconnaissance de la pénibilité, il faut l’élargir aux salariés de la santé privée, ainsi qu’à tous les salariés qui travaillent dans les mêmes conditions. La CGT, depuis des années, revendique une réparation par un départ anticipé pour les salariés qui ont été exposé à la pénibilité. Le mécanisme de départ anticipé à 55 ans doit être conforté, amélioré et étendu aux salariés du public et du privé.

       Pour les retraites : aujourd’hui, le gouvernement veut faire voler en éclats le droit à partir en retraite dès 60 ans (55 ans pour travaux pénibles) au motif que nous vivons plus longtemps. Faut-il remettre en question cette amélioration des conditions de vie ? Pouvons-nous accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes se trouvent au chômage et que les conditions de vie au travail se dégradent ? Le financement pérenne des retraites est possible en augmentant les salaires, en modifiant la répartition des richesses en faveur du travail et en taxant les revenus financiers.

 

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